En Europe occidentale, l’eau de bouleau est récoltée depuis au moins le XII siècle.
La récolte a lieu au printemps lors de la montée de sève, avant l’apparition des feuilles. La cueillette de l’eau de bouleau se fait généralement après celle de l’érable.
On demande à l’arbre la permission de prendre un peu de son eau puis on perce un trou dans le tronc et la sève s’écoule goutte à goutte dans une chaudière (un seau). Il faut protéger l’eau des pollutions extérieures par un couvercle. Selon la taille de l’arbre, selon les années, un arbre peut produire de un à plusieurs litres d’eau par jour. Il faut la récolter tous les jours car elle ne se conserve pas plus de 36 heures.
La sève récoltée près du sol, à 50 cm, est dite minérale et apportera plus de bienfaits que si elle est récoltée plus haute.
Le prélèvement fini, on doit reboucher le trou avec une cheville de bois de diamètre un peu supérieur taillée dans une branche de l’arbre lui-même.
Pour la conserver on peut la pasteuriser, la congeler.
On peut également la faire chauffer pour produire du sirop de bouleau.
Il faut 100 litres d’eau pour obtenir par évaporation un litre de sirop.
Les croyances populaires prêtent à l’eau de bouleau de multiples vertus.
Elle est censée avoir des vertus diurétique, dépurative, amaigrissantes, stimulante, antiparasitaire, elle stimulerait le métabolisme, combattrait la rétention d’eau et la cellulite.
Elle soulagerait les douleurs de l’arthrose. Beaucoup la consomment en cure à raison de 25 cl par jour pendant trois semaines, le matin à jeun.
Mise en glaçon, elle peut être utilisée pour masser la peau.
Elle aurait comme vertu de Vivifier, adoucir, raffermir, nourrir et tonifier la peau.
Sur les vidéos, vous verrez deux méthodes de collecte.